Le "Schweissdissi" d'Yves Carrey


Vous allumez s'il vous plait ?

Il c’est levé, comme souvent, comme bien souvent
Il a levé son bras et a commencé à marcher
L’obscurité, ce noir, il le connaît, c’est tout les jours pareils
Mais là, aujourd’hui ça l’agaçait
Il quitta son lit pour aller vers la porte
Ses orteils allèrent tapés une chaussure, il pinça ses lèvres
Tout en continuant dans ce noir incroyable il se cogna le front à la porte resté ouverte
Il retenu un crie pour ne pas réveiller tout le monde
Malgré cela il continua dans le couloir, sa main sur le mur il oublia que le meuble était aussi près et son genoux droit allait s’en souvenir, il aurait du s’en souvenir
Une fois dans la cuisine, après avoir cogné et bousculé presque chaque meubles sur son passage et pour la millième fois, il chercha du bout des doigts le placard avec les verres, « Mon Dieu ce noir », il cassa deux verres sur le plan de travail, deux de plus, se dirigea vers le robinet, une démangeaison sur l’index lui fit penser que peut être il saignait, Il se remplie un verre d’eau, et bue enfin, dans ce noir, dans le noir …

Après avoir installé une puce à l’intérieur de son crâne il lui suffisait d’appuyer sur cette drôle de télécommande pour enfin faire de ce noir, un jour…

C’est ce qu’il fit, il se vit du coin gauche de la pièce, c’est à cet endroit que la caméra était placé, il pu se voir et enfin avoir la vision de la pièce avec l’emplacement de tous le meubles, Il leva la main et vis qu’il saignait, et ce, malgré les couleurs ternes parce que le cerveau n’analyse pas toutes les couleurs de la caméra. Il pu enfin se voir, la forme de son corps qu’il n’avait jamais vue en 35 ans, il pu enfin voir sa tête, il pu enfin voir et se voyait déjà apprendre à lire
Voir, oui voir, il était sorti du noir

Vous allumez s’il vous plaît ?

Voilà merci, vous venez d’assister à un spot de promotion de la société « ingénudical » spécialisé dans l‘étude et la réalisation de support technique basé sur le développement de l’« antébios
Ingénudical travaille depuis 80 ans dans la recherche et à mise au point le moyen de contrôler par une puce certaine zone du cerveau endommagé, atrophié ou non développé. Son champ d’action est multiple et vaste parce que le potentiel d’exploitation est énorme : Défense National, Armée de l’Air, Marine National, mais également et surtout le secteur médical au sens large : chirurgie, cancérologie, centre de réadaptation fonctionnel, Institut spécialisé,…

Ingénudical c’est fortement impliqué dans la recherche pour combattre le cancer, les maladies mortelle, le Sida …etc

L’exemple que vous venez de voir est appliqué à une personne malvoyante de naissance. Cette puce implantée sur la partie postérieur du cortex occipital agit directement sur les lobes concernés, et favorise la circulation des axones, information traité par le cerveau comme celle émanant de l’œil de la personne elle même.

Les possibilités d’exploitations sont bien entendu multiple…

Il a fallu 80 ans de recherche pour mettre au point ce produit révolutionnaire qui va faire changer le monde et ses habitants, seulement il lui reste 79 année de travail avant d’arriver à ce résultat, parce que la société Ingénudical fête sa première année d’existence, ce n’est donc pas pour demain que l’antébios sera installé, mais nous ne désespérons pas, nous avons du courage et c’est pourquoi en l’absence d’aides de l’Etat et de toutes formes de fond, nous essayons de trouver les finances qu’il nous faut dans la vente de produit marketing pour particulier et pour les entreprises….

Nous allons faire un carton… !



Du net





du net




Du net




Du net
A trop réfléchir l'utile on peut découvrir l'inutile...



Désolé

La nouvelle frappa comme un marteau
Un bruit sourd qui résonne dans les graves
Il c’est éteint, c’est fini
Que Dieu prenne soin de lui
Je suis désolé
Ridicule pensa t il en regardant ses mains
Impossible c’est impossible
Tout allait bien
Il refusa tout bonnement cette mort
« Je suis désolé »
Il se tourna mais réussi à peine à bouger
Quelque chose clochait
Quelque chose n’allait pas
Ce n’est pas normal
« Je suis désolé »
Une fatigue monta de plus profond de lui….
Un poids ce fit de plus en plus présent
Une gène se développa
Son sang semblait ralentir il le sentait…
« Désolé »
Il en avait conscience pourtant, il se sentait abandonné par sont propre corps
Il entendit une petite voix, toute petite là bas
Qu’est ce donc ?
Quelqu’un l’appelait mais ou est ce ?
« Je suis.. »
Une énorme lumière l’aveugla
Et disparue
Une légère pression sur son cou, quelque chose sur son cœur
Il sentait bien tout cela, Mais pourquoi ?
Ca ne collait pas « je suis désolé ça ne colle pas »
Il sentie ses mains attrapé par d’autres mains
Il sentie des larmes tomber sur sa peau
Il ne comprenait plus rien, il était perdu
Mort, décédé, trépassé, disparu… tué ???
Et il entendit encore cette petite voix, mais que dit elle ?
Un arrêt vital, une lumière et s’il était vraiment mort ?
Le son sourd lui parvenait par bribes il ne comprenait rien
Et si c’était un ange qui l’appelait, et s’il était vraiment mort ?
Et d’un coup un mot le frappa comme un marteau, un simple mot qui traversa l’impossible : « Papa !! »
C’était sa fille de 6 ans qui pleurait et qui l’appelait encore et encore
Et il sentie que quelques chose ou quelqu’un essayait d’éloigner ce son familier, sa fille…
Et dans un dernier ressort il voulu crier de la laisser tranquille…
Et une alarme se déclancha
Trois, quatre peut être cinq blouses blanches débarquère en trompe
On cria, on s’agitât
Mon Dieu
« Où est ma fille ? »
« Je suis désolé monsieur »
« Mais on va d’abord s’occuper de vous, vous verrez votre fille très vite »
« Vous revenez de loin vous savez !»
Il avait retrouvé un soupçon de vie grâce à cette petite voix qui avait franchi le voile
De ce soupçon il en avait fait bien plus…
Il avait retrouvé une vie, la sienne, il n’était plus mort…
Et en serrant sa fille aussi fort qu’il le pouvait contre lui, il présenta ses excuses :
« Je suis désolé mon ange… comme je suis désolé …»
Peuvent ils s'entendre ? ou est-ce un non sens ?



Bien caché derrière un arbre....



Savez vous pourquoi les poissons ne volent pas ?
Sinon ils rouilleraient !

un carton

C’est l’histoire d’un carton
Un tout petit carton
Il a été appelé pour un déménagement
Un rapprochement d’amoureux avait-il comprit
Tout excité de servir enfin
De pouvoir partir comme les gros qui rigolent tout le temps
Il trépignait,
Petit carton se prépara comme un grand
Il avait mis son plus jolie scotch, avait plié correctement ses rabats
Et avait révisé les premiers gestes en cas de chute
Il souriait bêtement et trouva maintenant le temps longs
Il se prenait pour un grand, un de ceux qui portent des livres
Se voyait remplis à ras bord
Imaginais les mains des hommes le passer l’un à l’autre
Petit carton se croyait fort
Il en voulait…
Mais il allait déchanter, lui qui voulait être utile, servir coute que coute
Et plier sous la charge
Il ne comprit pas pourquoi il était mis de coté la sur cette table
Il se fâcha de voir tous ces cartons s’empiler encore et encore
Il y en avait partout, des moyens, des hauts, des grands de toutes tailles
Des qui rigolait comme des gros et se moquait de lui
Et lui, il attendait encore
Il ne saisit pas ce qu’il faisait là
Et il se mit à avoir peur d’être oublié
Petit carton c’est mis à avoir le blues
Et d’un coup il se sentie soulevé
Enfin il allait servir
Doucement on lui donna une autre boite
Elle fut calée comme si c’était un trésor
« N’importe quoi » pensa t il
Même si cette boite est très belle pourquoi doit-il l’emballer ?
Il fut manipulé comme s’il était très important, lui aussi
Trouva cela très agréable
Il saisi a cet instant cette dimension spécial qu’on lui donnait
Le dernier carton parce que le plus précieux,
Mais bien sur
Il comprit que cette boite que l’on chouchoutait
Cette si jolie et charmante boite
Que l’on calait avec soins, n’était autre qu’un écrin
Une des plus belles raison d’un déménagement
Il sourit
Sentie sa fierté monté
Et laissa passer un petit rire qui amusa tout les cartons
Et fit rougir l’écrin
Il venait de trouvé son Bonheur….

Une belle chose

Huit heures qu’il était là
Huit heures sans bouger
Il n’avait jamais pensé en être arrivée là, aussi loin
Lui qui était toujours sûr de lui, responsable de ses actes
A l’image d’un roc que peu de choses sinon rien ne pouvait ébranler
Il avait plein de convictions plein de principes
Mais là, doucement, les choses n’étaient plus si exactes
Le paysage magnifique s’étendait sous ses pieds il aurait pu se sentir comme Dieu au dessus du monde ce n’était pourtant pas ce qu’il ressentait.
Mais pourquoi avait il prit à gauche ?
Pourquoi ne pas avoir suivie le sentier ?
Ce n’était pas un Sens interdit alors il s’était autorisé à sortir de la piste avide d’une bonne vue
Pour lui, juste pour lui, n’écoutant que ses envies de l’instant présent.
Il commençait à croire que certaines choses devaient se produire comme une évidence
Un pas, un seul pas à fallu à tout changer : un équilibre pourtant incontestable jusque là
Et il a glissé
Un choix, un simple choix qu’il avait fait en toute connaissance de cause
Et ce fut la chute, pourtant improbable
Une chute importante, grave, à plus de plusieurs mètres vers se vide qui lui apparu comme sans fond

Et cette corniche providentielle entendit se crie d’homme tombant et lui offrit un morceau de rocher comme simple secours
Provoquant inévitablement un choc d’une grande violence laissant sans connaissances cet homme trop sur de lui
Le soleil s’en amusa et fit disparaitre la moindre trace d’ombre rendant la corniche chaude et rose
Tout le monde lui en voulait, la chaleur devint vite écrasante
Il gisait là par terre, seul, sans comprendre ce qui lui arrivait
Et doucement sont sang se mit à couler, puis survint une extrême douleur dans toute la jambe droite, et sa cuisse se mis à gonfler, et a gonfler encore.
Pris de panique, il se mit à crier, à hurler à l’aide
Rien, personne, aucune réponse ne lui parvint
Il finit par tourner de l’œil et perdit connaissance

A sont réveil le sang avait cessé de couler, mais il ne pouvait se lever ni bouger
La peur d’y rester, une mort bête et stupide
La peur de finir oublié perdu, seul, tout seul

Doucement la douleur lancinante devenait insupportable,
Mais pourquoi avoir prit à gauche, et pourquoi s’être extasié devant se paysage magnifique
Allongé par terre son tee shirt noué autour de sont fémur apparent, il était prisonnier sur cette corniche à plusieurs mètres d’altitude, prisonnier de ses craintes d’y rester, de sa peur de n’avoir pas fait les bons choix dans sa vie.
Car là, incapable de s’en sortir, immobile, il ne faisait qu’une chose : penser
A ses amis, sa famille, ses gouts, ses préférences, ses réflexions, ses choix, ses amours
Tout absolument tout était comme broyé par une raison déraisonnante
Celle d’une terrible remise en cause

Il avait perdu beaucoup de sang, il ne savait pas s’il allait s’en sortir
La douleur apparaissait terrible frappant sournoisement et le faisait souffrir, et disparaissait d’un coup par moment
Il n’avait bien sur prévenue personne de son parcours, « pourquoi faire ? » N’avait pas prit son téléphone portable, « inutile », et n’avait pas signalé son intention de se balader seul sur des hauteurs que le commun des mortels emprunte avec un guide.
Il n’avait pas pris en compte le fait qu’il n’était pas tous seul, de toute sa vie il n’avait jamais vue ce monde autour de lui, tous ces gens, et maintenant il voudrait bien que le monde le voie, l’aide, le sauve….

Il voudrait maintenant revenir en arrière, ne jamais avoir été imbu de sa personne, être loin de l’égoïsme qui le caractérise, de cette prétention qui lui colle à la peau,
Il voudrait vivre, oui vivre….et il se mit à prier le ciel, que quelqu’un vienne, par pitié….

Il jura même qu’il changera de vie si…

La lumière l’aveugla et il pensa que c’était la fin, il avait terriblement chaud, il ne sentait plus rien, et le bruit d’un rideau le fit sursauter !
Un rideau ?
Une infirmière venait de fermer le rideau, pour cacher le soleil
Il réalisa qu’il était en vie, quelqu’un quelque part l’avait entendu
Une larme coula sur sa joue, une première larme de sa toute nouvelle vie
Car il fit un choix de plus, un simple choix, celui de changer de vie
Et de faire en sorte quelle devienne, quoiqu’il arrive : une belle chose...


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