Trois fois il se mit à rire
Trois fois il se reprit
En face de lui se bonhomme venant de St Petersbourg
Il était là, debout, avec une nonchalance dérangeante,
Trop dur pour ne pas tenir
Trop dur pour rester de marbre
Alors il rigola
Il rigola, rigola encore
Il eu de mal à reprendre sa respiration, il était rouge et ses yeux se noyais dans le bonheur
Puis il y eu un temps plus calme, remplie de poésie, on aurait dit un rêve…
Et cela repris d’un coup, ce qu’il venait de voir le fit éclater de plus belle
C’était si drôle, qu’il ne faisait plus attention à tout ce monde autour de lui
Il était bien, il se tenait le ventre, mais ses yeux pétillaient
C’était un bonheur, une joie de voir ce bonhomme jouer comme il le faisait avec tous ces objets, joué de lui, de ses compagnons …
Il était trop pensa t il
Il était trop bon
En quelques minutes ces personnages du « Teatr Licedei » l’avaient happé dans leurs univers dans leurs mondes
Il avait bien tenté de résister en gardant un peu de sérieux, ne voulant pas se laisser aller à rire devant des inconnus. Mais la tentation a été trop forte et il se laissa emporter…
Pendant presque une heure il pouffait, gloussait, rigolais et se tordais de joie, le spectacle qu’il regardait était un de ces spectacles qui vous touche, vous transforme, vous font du bien…
La bouche ouverte il avait compatie, et c’était pris de sympathie pour eux, le sourire jusqu’au oreilles il avait admiré cette magie, cette puissance…
Tout était synchrone, tout était calculé et bluffait l’assemblée,
Pas une seconde ces types de l’Est n’ont montrés un seul moment creux ou n’ont failli dans leurs taches.
C’était un émerveillement.
Et en sortant de là, il n’avait plus qu’une idée, qui bouleversera toute sa vie,
Un seul spectacle, à peine une heure et sa vie allait être irrémédiablement changé,
Il savait plus que tout que désormais, quoiqu’il advienne, à la façon de ceux de l’Est
Il allait devenir clown, lui aussi.
Mais voilà, il était de ces personnes réservées, introverties,
De ceux qui passe pour des sérieux des coincés et mêmes froids disait certain
Alors devenir clown dans de tel condition, semblait tenir du rêve
Il voyait déjà sont entourage commenter, il entendait déjà les rires
« Toi, clown ? Mais tu plaisante, ça c’est la meilleures… »
Il baissa la tête comme souvent il le faisait
Il soupira
Un clown triste, ça existe aussi…
Il avait avancé dans sa vie, en subissant plus qu’en étant acteur
Il avait accepté, fait des concession, obtempérer
Il s’était persuadé à chaque fois, que ce qui lui arrivait était bien pour lui
Il avait navigué comme ça toute sa vie
Jusqu’à ce jour où, il avait décider de devenir clown
Du fond de lui, il en était convaincu,
Il soupira encore,
Il en était malade, soumis l’idée autour de lui,
Et se confronta aux commentaires, aux sourires…
Personnes ne le crue…personne ne le suivait
Il commença à déprimer, ne s’alimentait plus, perdait le goût de vivre…
Les clowns triste ça existe aussi,
Il devint un maître dans l’art du soupir, ne donna plus signe de vie, se coupa du monde
Il tenta en rêves de finir de vivre, de recommencer une vie
Ha si seulement il pouvait recommencer
Cette obsession dura trois années
Pendant trois ans il ne voyait que des clowns,
N’entendait que des clowns
Inventait mille histoires de clowns
Déprimait comme un clown
Les clowns tristes, ça déprime aussi
Au bout de ces trois années, rongé par un mal, il perdit l’usage de ses jambes
Il se retrouva sur une chaise roulante
Et dans ce long très long couloir, il attendait
La tête baissé, comme il le faisait de plus en plus
Il était là, silencieux dans ce silence de l’endroit
Perdu dans son monde, il entendit soudain respirer à coté de lui
Il tourna la tête et vit cet enfant le crâne chauve assit à coté de lui
Drôle d’enfant qui le regardait fixement et qui se mit à sourire
Visiblement quelques choses l’amusait, qu’importe il lui rendit sont sourire avec un rictus
Troublé par l’insistance de ce petit être aux grand yeux, sans cheveux, il laissa tomber sont nez rouge,
Ce nez si précieux qu’il cachait dans sa main, depuis trois ans, comme une relique de Saint, là, tout au fond de sa paume…
En regardant cette boule rouler, l’enfant eu les yeux qui se mirent à pétiller
En ramassant sa boule de plastique et devant une image si franche de désir il la porta à sa figure, simplement
Aussitôt, il vie cet enfant ce transformer, il vie le bonheur, l’émerveillement, la fascination
Il était repartie trois année plutôt…
Il ressentait une immense joie, il découvrait la puissance, il faisait rire…
Car maintenant devant les grimaces et les gestes qu’il faisait, l’enfant riait riait et n’en finissait plus
Ce qui fit accourir la famille de ce petit au crâne chauve, suivi des médecins des infirmières…
Tous interloqué ;
Personne n’avait jamais entendu le rire de cet enfant,
Lui, il n’arrêtait plus, découvrant sont coté clown, utilisant tous les stratagèmes qu’il avaient mille fois utilisés en rêves.
Petit crâne chauve était aux anges, il en pleurait de joie, découvrant lui aussi qu’il aimait rire…
Il aura fallu une seule rencontre, trois années et une seule rencontre, avec cet enfant de la zone des mille cancers
Il finir dans les bras l’un de l’autre, chacun pleurant d’avoir vécu cela, il ne se lâchait plus. L’assistance en avait le larmes aux yeux, la mère se mordait la lèvre et retenait impuissante des larmes, « Mon Dieu, merci ! » lâcha-t-elle
Les clowns triste et sans jambes ça fait rire aussi,
Dans les jours qui suivirent il revint dans ce même couloir, il avait de nouveau rendez vous,
Cette fois, il était là comme bénévole, il venait faire le clown…
Un clown en blouse blanche, un clown sans jambes, mais un clown…
Il était attendu par Théo et tout le service des soins palliatifs
Sont cœur battait fort, il était vivant, il était devenu clown…
Il soupira, une fois de plus,
Les clowns c’est vivant aussi….
Bref retour
.
.
.
.
Il c’est présenté à sa porte et bien sur personne ne vint l’ouvrir, bien sur
Il était content d’être là, cela faisait plus de trois ans qu’il n’était pas revenu, il était content et pourtant remplis de tristesse
C’était un jour spécial, très spécial, ou la tristesse allait prendre le pas sur le reste, malgré les souvenirs à cause des souvenirs.
Il fouilla dans sa poche, et sortie une clef, ouvrit la porte et entra, l’odeur lui sauta au cou, comme pour l’accueillir, une odeur de cire émanent du parquet, ce parquet qui s’étalait et prenait ses aises de l’entrée jusqu’au salon, ce parquet qui crissa de joie sous ses pieds, comme avant. Il y a bien longtemps.
Il entra et il se revit tout de suite enfant
Il revit sont père, il revit sa mère, il revit ses sœurs, ses frères, il était de retour, il était chez lui. Ca aurait du être bon, pourtant,
Il revit les glissades et les parties de fous rires avec ce parquet
Il revit les cabanes dans le salon sous les couvertures entre le canapé et le fauteuil.
Il revit les cris les joies lorsqu’il s’accrochait sur les poignées des portes en faisant glisser celle ci la tête en arrière
Il revit les repas, les goûters, les dîners en famille.
Debout dans l’entrée il avait de la peine à aller plus loin
Il redoutait toutes ses odeurs de toutes son enfance, celles de son adolescence, il redoutait les cris, les colères, les affirmations éclatées…
Il était pourtant content d’être la, il se retourna, il était seul, mais ou sont passé les autres ?
Il se revit également présentant pour la première fois sa copine, il se revit annonçant leurs mariage, il se revit avec ses enfants courant après leur grand père, aimant les haricots de grand mère, il se revit là, content, parmi les siens… Il sourit, une larme coula sur sa joue, grossi et tomba sur le parquet… un silence suivi…
Il regarda sa montre, elle était cassé, « bons sang que font il ? »
Soudain tout le monde arriva, « la porte est ouverte maman » et la maison vide se remplie de monde de tout âge, toutes les générations étaient là, toutes les branches de la grande famille se retrouvèrent ici, dans cette toute petite maison. Ils passèrent tous à coté de lui, il les regarda entrer avec le contentement d’un enfant mangeant un bonbon.
Ca y est tout le monde est là, il chercha sa femme du regard et après l’avoir vue, il se sentie mieux, elle pleurait, il ne pouvait pas la consoler, ses enfants était à coté, ils ne semblais pas encore réaliser, tant mieux…ils auront le temps.
Il était content malgré sa tristesse et malgré la tristesse de tous qui pleurait, chacun à leurs manières.
Il était content mais n’avait qu’un seul regret, qu’en ce jour funeste, alors que tous étaient venus de loin, de partout, pour être une dernière fois avec lui, qu’aucun de tous ceux la ne sache qu’en réalité, c’est lui qui était avec eux une dernière fois…
Sous l’œil compatissant du passeur il avait émis le souhait de voir une dernière fois, sont chez lui, sa famille, les siens, content de sa dernière volonté content de ce qu’il avait pu voir, malgré la tristesse, à causes des souvenirs, c’est sur ces images d’amours qu’il ressorti,
et laissa la porte ouverte…
.
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Il c’est présenté à sa porte et bien sur personne ne vint l’ouvrir, bien sur
Il était content d’être là, cela faisait plus de trois ans qu’il n’était pas revenu, il était content et pourtant remplis de tristesse
C’était un jour spécial, très spécial, ou la tristesse allait prendre le pas sur le reste, malgré les souvenirs à cause des souvenirs.
Il fouilla dans sa poche, et sortie une clef, ouvrit la porte et entra, l’odeur lui sauta au cou, comme pour l’accueillir, une odeur de cire émanent du parquet, ce parquet qui s’étalait et prenait ses aises de l’entrée jusqu’au salon, ce parquet qui crissa de joie sous ses pieds, comme avant. Il y a bien longtemps.
Il entra et il se revit tout de suite enfant
Il revit sont père, il revit sa mère, il revit ses sœurs, ses frères, il était de retour, il était chez lui. Ca aurait du être bon, pourtant,
Il revit les glissades et les parties de fous rires avec ce parquet
Il revit les cabanes dans le salon sous les couvertures entre le canapé et le fauteuil.
Il revit les cris les joies lorsqu’il s’accrochait sur les poignées des portes en faisant glisser celle ci la tête en arrière
Il revit les repas, les goûters, les dîners en famille.
Debout dans l’entrée il avait de la peine à aller plus loin
Il redoutait toutes ses odeurs de toutes son enfance, celles de son adolescence, il redoutait les cris, les colères, les affirmations éclatées…
Il était pourtant content d’être la, il se retourna, il était seul, mais ou sont passé les autres ?
Il se revit également présentant pour la première fois sa copine, il se revit annonçant leurs mariage, il se revit avec ses enfants courant après leur grand père, aimant les haricots de grand mère, il se revit là, content, parmi les siens… Il sourit, une larme coula sur sa joue, grossi et tomba sur le parquet… un silence suivi…
Il regarda sa montre, elle était cassé, « bons sang que font il ? »
Soudain tout le monde arriva, « la porte est ouverte maman » et la maison vide se remplie de monde de tout âge, toutes les générations étaient là, toutes les branches de la grande famille se retrouvèrent ici, dans cette toute petite maison. Ils passèrent tous à coté de lui, il les regarda entrer avec le contentement d’un enfant mangeant un bonbon.
Ca y est tout le monde est là, il chercha sa femme du regard et après l’avoir vue, il se sentie mieux, elle pleurait, il ne pouvait pas la consoler, ses enfants était à coté, ils ne semblais pas encore réaliser, tant mieux…ils auront le temps.
Il était content malgré sa tristesse et malgré la tristesse de tous qui pleurait, chacun à leurs manières.

Il était content mais n’avait qu’un seul regret, qu’en ce jour funeste, alors que tous étaient venus de loin, de partout, pour être une dernière fois avec lui, qu’aucun de tous ceux la ne sache qu’en réalité, c’est lui qui était avec eux une dernière fois…
Sous l’œil compatissant du passeur il avait émis le souhait de voir une dernière fois, sont chez lui, sa famille, les siens, content de sa dernière volonté content de ce qu’il avait pu voir, malgré la tristesse, à causes des souvenirs, c’est sur ces images d’amours qu’il ressorti,
et laissa la porte ouverte…
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