Du Net

est ce toujours une vue de l'Esprit ? un truc impossible?

la réponse

Voilà maintenant quelques mois que cela avait commencés
Il était venu par ici par hasard
Sans trop y croire, sans se douter il avait lancé quelques mots, au hasard,
Et un jour il y eu des réponses
La bas de l’autre coté quelqu’un répondait à ses messages
Il n’osait y croire
Et doucement patiemment, il continua à lancer des mots, des phrases
Et dans l’euphorie il se mit à écrire plus de mots, plus de phrases,
Il se mit à écrire des textes…
Et les lanças…
Les réponses continuaient à lui parvenir
Des réponses pleines de tendresse, des réponses remplient de conseils
Il soupira mille fois mais jamais ne s’arrêtais d’écrire
Continuellement il revint voir si des messages arrivaient
Il en arrivait encore, et encore…
Quelqu’un là bas, de l’autre coté, semblait apprécier
Quelqu’un là bas semblait avoir la même sensibilité
Et il y eu, un jour, un peu plus qu’un message, un peu plus que des mots
Il y eu une impression, puis une sensation,
Il y eu un partage, cette chose incroyable
Tout cela était parti de simples mots, ils étaient devenus aujourd’hui bien plus
Les réponses étaient maintenant chaleureuses, elles semblaient vouloir du bien
Il se laissa faire et découvrit un univers magique, virtuel où vivait une fée
Elle était dans une bulle rose, une bulle parme, une bulle terriblement féminin
Quelqu’un las bas ni tout à fait inconnu ni proche arrivait à partager des moments fort, profond, complice…
Il redoutait maintenant un voyage, un déménagement, un changement de situation, une nouvelle affectation.
Il redoutait ce jour où il n’y aurait plus de réponses
Il avait peur de ne plus sentir son cœur battre plus vite à chaque découverte de réponses
Quelqu’un là bas, pensait peut être la même chose
Il imagina le monde de là bas, il imagina franchir la séparation, passer de l’autre coté
Il imagina tellement fort qu’il se réveilla
Il ouvrit les yeux, des étoiles roses et parme scintillait dans ses yeux, il frotta ses paupières et les étoiles diminuèrent, puis, disparurent…
Il soupira. Un rêve, c’était un rêve….

Il se leva et repris le court de sa vie réel, il n’était passé de l’autre coté de rien, il n’avait jamais quitter cette endroit.
Cette idée le rendit triste, et il commença à déprimer.
Cela dura un petit moment jusqu’au jour où,dans sa boite aux lettres, arriva un petit paquet, un livre…

Il y trouva des mots, des phrases, des textes…
Tous signé de la même personne : la Fée Parme
Et sur la première page il pouvait lire un remerciement avec sont nom.
Depuis, il c’est remis à soupirer, à écrire et à vivre…
Il avait retrouvé le sourire.


Le "Schweissdissi" d'Yves Carrey


Vous allumez s'il vous plait ?

Il c’est levé, comme souvent, comme bien souvent
Il a levé son bras et a commencé à marcher
L’obscurité, ce noir, il le connaît, c’est tout les jours pareils
Mais là, aujourd’hui ça l’agaçait
Il quitta son lit pour aller vers la porte
Ses orteils allèrent tapés une chaussure, il pinça ses lèvres
Tout en continuant dans ce noir incroyable il se cogna le front à la porte resté ouverte
Il retenu un crie pour ne pas réveiller tout le monde
Malgré cela il continua dans le couloir, sa main sur le mur il oublia que le meuble était aussi près et son genoux droit allait s’en souvenir, il aurait du s’en souvenir
Une fois dans la cuisine, après avoir cogné et bousculé presque chaque meubles sur son passage et pour la millième fois, il chercha du bout des doigts le placard avec les verres, « Mon Dieu ce noir », il cassa deux verres sur le plan de travail, deux de plus, se dirigea vers le robinet, une démangeaison sur l’index lui fit penser que peut être il saignait, Il se remplie un verre d’eau, et bue enfin, dans ce noir, dans le noir …

Après avoir installé une puce à l’intérieur de son crâne il lui suffisait d’appuyer sur cette drôle de télécommande pour enfin faire de ce noir, un jour…

C’est ce qu’il fit, il se vit du coin gauche de la pièce, c’est à cet endroit que la caméra était placé, il pu se voir et enfin avoir la vision de la pièce avec l’emplacement de tous le meubles, Il leva la main et vis qu’il saignait, et ce, malgré les couleurs ternes parce que le cerveau n’analyse pas toutes les couleurs de la caméra. Il pu enfin se voir, la forme de son corps qu’il n’avait jamais vue en 35 ans, il pu enfin voir sa tête, il pu enfin voir et se voyait déjà apprendre à lire
Voir, oui voir, il était sorti du noir

Vous allumez s’il vous plaît ?

Voilà merci, vous venez d’assister à un spot de promotion de la société « ingénudical » spécialisé dans l‘étude et la réalisation de support technique basé sur le développement de l’« antébios
Ingénudical travaille depuis 80 ans dans la recherche et à mise au point le moyen de contrôler par une puce certaine zone du cerveau endommagé, atrophié ou non développé. Son champ d’action est multiple et vaste parce que le potentiel d’exploitation est énorme : Défense National, Armée de l’Air, Marine National, mais également et surtout le secteur médical au sens large : chirurgie, cancérologie, centre de réadaptation fonctionnel, Institut spécialisé,…

Ingénudical c’est fortement impliqué dans la recherche pour combattre le cancer, les maladies mortelle, le Sida …etc

L’exemple que vous venez de voir est appliqué à une personne malvoyante de naissance. Cette puce implantée sur la partie postérieur du cortex occipital agit directement sur les lobes concernés, et favorise la circulation des axones, information traité par le cerveau comme celle émanant de l’œil de la personne elle même.

Les possibilités d’exploitations sont bien entendu multiple…

Il a fallu 80 ans de recherche pour mettre au point ce produit révolutionnaire qui va faire changer le monde et ses habitants, seulement il lui reste 79 année de travail avant d’arriver à ce résultat, parce que la société Ingénudical fête sa première année d’existence, ce n’est donc pas pour demain que l’antébios sera installé, mais nous ne désespérons pas, nous avons du courage et c’est pourquoi en l’absence d’aides de l’Etat et de toutes formes de fond, nous essayons de trouver les finances qu’il nous faut dans la vente de produit marketing pour particulier et pour les entreprises….

Nous allons faire un carton… !



Du net





du net




Du net




Du net
A trop réfléchir l'utile on peut découvrir l'inutile...



Désolé

La nouvelle frappa comme un marteau
Un bruit sourd qui résonne dans les graves
Il c’est éteint, c’est fini
Que Dieu prenne soin de lui
Je suis désolé
Ridicule pensa t il en regardant ses mains
Impossible c’est impossible
Tout allait bien
Il refusa tout bonnement cette mort
« Je suis désolé »
Il se tourna mais réussi à peine à bouger
Quelque chose clochait
Quelque chose n’allait pas
Ce n’est pas normal
« Je suis désolé »
Une fatigue monta de plus profond de lui….
Un poids ce fit de plus en plus présent
Une gène se développa
Son sang semblait ralentir il le sentait…
« Désolé »
Il en avait conscience pourtant, il se sentait abandonné par sont propre corps
Il entendit une petite voix, toute petite là bas
Qu’est ce donc ?
Quelqu’un l’appelait mais ou est ce ?
« Je suis.. »
Une énorme lumière l’aveugla
Et disparue
Une légère pression sur son cou, quelque chose sur son cœur
Il sentait bien tout cela, Mais pourquoi ?
Ca ne collait pas « je suis désolé ça ne colle pas »
Il sentie ses mains attrapé par d’autres mains
Il sentie des larmes tomber sur sa peau
Il ne comprenait plus rien, il était perdu
Mort, décédé, trépassé, disparu… tué ???
Et il entendit encore cette petite voix, mais que dit elle ?
Un arrêt vital, une lumière et s’il était vraiment mort ?
Le son sourd lui parvenait par bribes il ne comprenait rien
Et si c’était un ange qui l’appelait, et s’il était vraiment mort ?
Et d’un coup un mot le frappa comme un marteau, un simple mot qui traversa l’impossible : « Papa !! »
C’était sa fille de 6 ans qui pleurait et qui l’appelait encore et encore
Et il sentie que quelques chose ou quelqu’un essayait d’éloigner ce son familier, sa fille…
Et dans un dernier ressort il voulu crier de la laisser tranquille…
Et une alarme se déclancha
Trois, quatre peut être cinq blouses blanches débarquère en trompe
On cria, on s’agitât
Mon Dieu
« Où est ma fille ? »
« Je suis désolé monsieur »
« Mais on va d’abord s’occuper de vous, vous verrez votre fille très vite »
« Vous revenez de loin vous savez !»
Il avait retrouvé un soupçon de vie grâce à cette petite voix qui avait franchi le voile
De ce soupçon il en avait fait bien plus…
Il avait retrouvé une vie, la sienne, il n’était plus mort…
Et en serrant sa fille aussi fort qu’il le pouvait contre lui, il présenta ses excuses :
« Je suis désolé mon ange… comme je suis désolé …»
Peuvent ils s'entendre ? ou est-ce un non sens ?



Bien caché derrière un arbre....



Savez vous pourquoi les poissons ne volent pas ?
Sinon ils rouilleraient !

un carton

C’est l’histoire d’un carton
Un tout petit carton
Il a été appelé pour un déménagement
Un rapprochement d’amoureux avait-il comprit
Tout excité de servir enfin
De pouvoir partir comme les gros qui rigolent tout le temps
Il trépignait,
Petit carton se prépara comme un grand
Il avait mis son plus jolie scotch, avait plié correctement ses rabats
Et avait révisé les premiers gestes en cas de chute
Il souriait bêtement et trouva maintenant le temps longs
Il se prenait pour un grand, un de ceux qui portent des livres
Se voyait remplis à ras bord
Imaginais les mains des hommes le passer l’un à l’autre
Petit carton se croyait fort
Il en voulait…
Mais il allait déchanter, lui qui voulait être utile, servir coute que coute
Et plier sous la charge
Il ne comprit pas pourquoi il était mis de coté la sur cette table
Il se fâcha de voir tous ces cartons s’empiler encore et encore
Il y en avait partout, des moyens, des hauts, des grands de toutes tailles
Des qui rigolait comme des gros et se moquait de lui
Et lui, il attendait encore
Il ne saisit pas ce qu’il faisait là
Et il se mit à avoir peur d’être oublié
Petit carton c’est mis à avoir le blues
Et d’un coup il se sentie soulevé
Enfin il allait servir
Doucement on lui donna une autre boite
Elle fut calée comme si c’était un trésor
« N’importe quoi » pensa t il
Même si cette boite est très belle pourquoi doit-il l’emballer ?
Il fut manipulé comme s’il était très important, lui aussi
Trouva cela très agréable
Il saisi a cet instant cette dimension spécial qu’on lui donnait
Le dernier carton parce que le plus précieux,
Mais bien sur
Il comprit que cette boite que l’on chouchoutait
Cette si jolie et charmante boite
Que l’on calait avec soins, n’était autre qu’un écrin
Une des plus belles raison d’un déménagement
Il sourit
Sentie sa fierté monté
Et laissa passer un petit rire qui amusa tout les cartons
Et fit rougir l’écrin
Il venait de trouvé son Bonheur….

Une belle chose

Huit heures qu’il était là
Huit heures sans bouger
Il n’avait jamais pensé en être arrivée là, aussi loin
Lui qui était toujours sûr de lui, responsable de ses actes
A l’image d’un roc que peu de choses sinon rien ne pouvait ébranler
Il avait plein de convictions plein de principes
Mais là, doucement, les choses n’étaient plus si exactes
Le paysage magnifique s’étendait sous ses pieds il aurait pu se sentir comme Dieu au dessus du monde ce n’était pourtant pas ce qu’il ressentait.
Mais pourquoi avait il prit à gauche ?
Pourquoi ne pas avoir suivie le sentier ?
Ce n’était pas un Sens interdit alors il s’était autorisé à sortir de la piste avide d’une bonne vue
Pour lui, juste pour lui, n’écoutant que ses envies de l’instant présent.
Il commençait à croire que certaines choses devaient se produire comme une évidence
Un pas, un seul pas à fallu à tout changer : un équilibre pourtant incontestable jusque là
Et il a glissé
Un choix, un simple choix qu’il avait fait en toute connaissance de cause
Et ce fut la chute, pourtant improbable
Une chute importante, grave, à plus de plusieurs mètres vers se vide qui lui apparu comme sans fond

Et cette corniche providentielle entendit se crie d’homme tombant et lui offrit un morceau de rocher comme simple secours
Provoquant inévitablement un choc d’une grande violence laissant sans connaissances cet homme trop sur de lui
Le soleil s’en amusa et fit disparaitre la moindre trace d’ombre rendant la corniche chaude et rose
Tout le monde lui en voulait, la chaleur devint vite écrasante
Il gisait là par terre, seul, sans comprendre ce qui lui arrivait
Et doucement sont sang se mit à couler, puis survint une extrême douleur dans toute la jambe droite, et sa cuisse se mis à gonfler, et a gonfler encore.
Pris de panique, il se mit à crier, à hurler à l’aide
Rien, personne, aucune réponse ne lui parvint
Il finit par tourner de l’œil et perdit connaissance

A sont réveil le sang avait cessé de couler, mais il ne pouvait se lever ni bouger
La peur d’y rester, une mort bête et stupide
La peur de finir oublié perdu, seul, tout seul

Doucement la douleur lancinante devenait insupportable,
Mais pourquoi avoir prit à gauche, et pourquoi s’être extasié devant se paysage magnifique
Allongé par terre son tee shirt noué autour de sont fémur apparent, il était prisonnier sur cette corniche à plusieurs mètres d’altitude, prisonnier de ses craintes d’y rester, de sa peur de n’avoir pas fait les bons choix dans sa vie.
Car là, incapable de s’en sortir, immobile, il ne faisait qu’une chose : penser
A ses amis, sa famille, ses gouts, ses préférences, ses réflexions, ses choix, ses amours
Tout absolument tout était comme broyé par une raison déraisonnante
Celle d’une terrible remise en cause

Il avait perdu beaucoup de sang, il ne savait pas s’il allait s’en sortir
La douleur apparaissait terrible frappant sournoisement et le faisait souffrir, et disparaissait d’un coup par moment
Il n’avait bien sur prévenue personne de son parcours, « pourquoi faire ? » N’avait pas prit son téléphone portable, « inutile », et n’avait pas signalé son intention de se balader seul sur des hauteurs que le commun des mortels emprunte avec un guide.
Il n’avait pas pris en compte le fait qu’il n’était pas tous seul, de toute sa vie il n’avait jamais vue ce monde autour de lui, tous ces gens, et maintenant il voudrait bien que le monde le voie, l’aide, le sauve….

Il voudrait maintenant revenir en arrière, ne jamais avoir été imbu de sa personne, être loin de l’égoïsme qui le caractérise, de cette prétention qui lui colle à la peau,
Il voudrait vivre, oui vivre….et il se mit à prier le ciel, que quelqu’un vienne, par pitié….

Il jura même qu’il changera de vie si…

La lumière l’aveugla et il pensa que c’était la fin, il avait terriblement chaud, il ne sentait plus rien, et le bruit d’un rideau le fit sursauter !
Un rideau ?
Une infirmière venait de fermer le rideau, pour cacher le soleil
Il réalisa qu’il était en vie, quelqu’un quelque part l’avait entendu
Une larme coula sur sa joue, une première larme de sa toute nouvelle vie
Car il fit un choix de plus, un simple choix, celui de changer de vie
Et de faire en sorte quelle devienne, quoiqu’il arrive : une belle chose...


Du net

Sans Fins

Il est des fois des histoires
Douces, belles…
Il est des fois des histoires
Affreuses, incroyables, sordide…
Il est des fois des histoires
Sans queue ni tête, à l’envers, ou avec code, indéchiffrable…
Il est des fois des histoires de gens, de nous,
Touchants, proches, simple…
Il est des fois des mots, des phrases, des paragraphes…
Des morceaux de vies,
Il est une fois, nous, vous…
Plusieurs fois…

Il était une fois une histoire
De cents écrivains internautes sur un seul morceau de leur site
Gribouillant, raturant, écrivant, livrant des tranches et des tranches de vie
Virtuel, réel…
Des fois en mille morceaux,
Des fois en entier, comme leurs auteurs…

Il était une fois, encore et encore, éternellement…
Il était une fois…
Il était…

perceuse ?


passage


il me sied

Le réveil sonna

Le réveil sonna une fois de plus
Il était l’heure
Chaque matin la même histoire
Se lever sans faire de bruit pour ne pas la réveiller
Pour ne pas les réveiller
Chaque matin le même train-train
Se laver sans perdre de temps, se raser s’il le faut, s’habiller

En une demie heure il est prêt, comme toujours
Sont café dans la tasse il boit en silence, comme toujours
Trois sucre et pas un de plus, et pas un de moins
Un croissant industriel
Et déjà il pense à ce qu’il va faire
Chaque matin de chaque jour se ressemble,
Il en oublis des fois le jour qu’il est

Chaque matin pour lui est encore la nuit pour d’autres
Ce silence exceptionnel, tout semble vivre au ralenti
Cet étrange son de la nuit, il entend plus loin qu’il ne pourrait le faire en plein jour
Voilà maintenant 30 années qu’il faisait cela
Voilà maintenant 30 année de matin qu’elle c’était installé
C’est une histoire qui roule, un rituel d’aménager, d’ancrer
La routine
Telle est le nom que bien des spécialiste lui donne
La terrible routine que tous dénonce, mais que lui chérie
Lui et tous ses collègues de l’usine, de la « 512 »
Cette routine qui le protège, et l’aide à tenir

Il n’auras connu aucun levé des ses enfants
Il ne saura pas ce que c’est que de prendre son café en famille
Il ne se doute même pas que de quitter ses enfants à l’école peut être si bon
Il ne connaît pas le stress des matins retard, le sentiment d’oublier un truc
Le partage de la salle de bains,

La routine, un mot qui sonne comme des vacances,
Sur le rythme de sa vie, amusant
Elle l’a amener loin dans sa vie
Il lui doit ses 30 année de salaire, sa maison, son équilibre
Il lui doit ce qu’il a construit penses t il
Il lui doit d’avoir tenue sur cette chaîne, de nuit toujours
Il n’aura jamais autant été fidèle, qu’avec sa routine
Sans jamais l’ombre d’un doute

Pourtant demain sera peut être différent
Réduction de personnel, coupe de budget, restructuration, évolution des postes
Des termes loin, très loin de sa petite routine à lui
Des termes qu’il ne peut comprendre, qu’il ne veut entendre
Et qui le font craindre et avoir peur pour l’avenir

Alors demain sera certainement différents pour lui
Car pour se protéger encore et encore il fera un choix
Désormais, dans sa routine, il inclura une incertitude
Sur son avenir, sa place dans la boite, sans vouloir y croire
Et espérera qu’il passera à travers,
Et que sa routine ne sera jamais touchée,
Pourvu qu’elle ne le soit jamais,
Non, jamais….

Le Poids

La nuit était tombée depuis longtemps
Il était prêt, Il attendait
Personne, toujours personne
Il regarda la lune, elle le fixait, vive
Il avait un mauvais pressentiment
Soudain, l’équipe de protégés sortis des bois,

Du retard, des soucis sur la route, bon
- Mais, vous êtes plus que prévue
- 9 je n’ais que 9 places, vous êtes 15
- Bon sang…

Il réfléchit a toutes allure, ça n’ira pas pensa t il
Il avait dit 9, ça colle pas on est trop
On n’y arrivera jamais, c’est trop lourd

Il fit embarquer tout le monde, vite il fallait faire vite
Pas questions d’en laisser derrière nous
Les pieds dans l’eau il poussa l’embarcation, sauta, et pris les manœuvres
L’embarcation allait coulé, ne pas s’affolé, essayer.

Avec du mal, très doucement ils avançaient
Pas assez vite, ce n’est pas assez vite
Un lueur apparue aux lointains, et se fit menaçante
Ils arrivent, ils viennent !
Vite vite, allez plus vite !
Quel poids

Les protégés, commencèrent à avoir peur
Le mal approchait et l’on entendait déjà les cris
Le poids était vraiment trop important

Un navire tout feux éteints sortis du chenal
Qu’est ce que c’est ?
Tous tremblaient, Il semblait se diriger vers eux
Le passeur, se démenait, observant et calculant chaque moment de la situation
Anticipe, bon sang, anticipe pensait il !
On va être pris entre deux feux !
Vite vite !

Le navire les percuta légèrement, il allait trop vite
Le passeur l’arme à la main allait bondir
Sauver le plus de monde possible
Un homme se pencha en jetant une échelle
Bon sang, c’est un passeur de là-bas de l’autre coté
- Vite monter !

Le mal continua sont approche par l’arrière
Une femme, un enfant, une femme, un enfant,
Les hommes maintenant…
Le dernier allait monter quand le navire du mal emboutit la petite barque
Le passeur eu juste le temps de saisir le dernier jeune homme par la main, la barque coula…
Accroché à l’échelle de corde il tenait un homme d’une seule main
Le mal attaqua
Le passeur dans l’action, laissa s’échapper le dernier protéger qui tomba à l’eau
Il se tourna vers le haut du navire,
Un des autres passeurs le regardait et acquiesça
Aussitôt il plongea dans la direction du trou dans l’eau,

Ce fut les dernières images que le groupe eu de ce passeur…
Le navire réussie à semer l’ennemie
Et tous sauf un réussir à passer
Bien des années après, certains on recherché des traces du passeur, du jeune homme
Ce dernier avait été pris par le mal mais ne succombât pas
Il fonda plus tard une jolie famille, dont la descendance aujourd’hui témoigne encore

Le passeur quand a lui ne revint jamais sur ces rives
Il avait plongé sans hésiter mais vivait avec un poids
Celui de ce jeune homme, lâché…
Tous sauf un
Ils était 15, il en avait sauver 14
Ils étaient trop lourds
Il gardera à jamais le poids de cette perte, un homme…
Mais continua à faire passer, sans relâche,

Si il y a des jours ou le poids de nos actes semble trop lourd il y a aussi des jours où l’on arrive à sauver du monde qu’importe le nombre, seul l’acte compte.

C’est ce que lui diront ses pairs, c’est à partir de cela qu’il continuera à travailler, tel un passeur, dans l’ombre, portant ce fardeau dans un coin, sans jamais savoir qu’en fait nul homme ne fut perdu ce jours là, et qu’il ne devrait pas porter ce poids…

L’histoire est souvent trompeuse, elle diffère suivant les points de vue, il y a donc autant d’histoire que de vérité….qui sais

Du net

Du net

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Le jeu

Il était encore tous jeune
Il avait à peine 5 ans quand cela commença
L’âge du jeu
On lui donna un choix
Un simple choix qui allait façonner sa vie entière

Naïf, décidé à faire plaisir
Il joua le jeu
Ne comprenant pas la lourdeur d’un tel acte
Il eu du mal à choisir
Et se décida sans conviction

Un choix épidermique
Un choix rapide
Un choix poussé par des adultes
Pour son bien …
Il le fit pourtant, à 5 ans

Et pendant toute son enfance
Pendant tous ses temps libres
Ses vacances, ses week-ends
Avant de faire quoique ce soit
Il s’entraînait, il jouait le jeu

L’apprentissage n’est pas toujours facile
Mais la technique apporte la maîtrise
Et sans maîtrise pas d’expression disent tous ses professeurs
Et lui, il voulait juste jouer,
Il se plia, comme toujours,

Ils disent de lui qu’il est doué
Ils disent de lui qu’il ira loin
Ils espèrent qu’il ira haut
Lui, il doute d’être différent, ne le veux pas
Mais joue le jeu,

Pour cela, à cause de son choix
Il ne connut pas le goût des amis
Il n’accéda pas aux partages des bons copains
Il eu une enfance faussé
Mais a développé un formidable jeu

Mille fois il voulu arrêter
Mille fois il céda sous la pression
Est ce vraiment sa destinée ?
Crises après crises cela finissait toujours pareil
Il se remettait à jouer

Il lui arrive encore aujourd’hui d’avaler du sang
Jouer avec des gerçures n’arrange rien
Il ne quitte jamais son tube de crème pour ses doigts,
Et frotte sans cesse sont pouce à la jonction des deux phalanges
La ou la peau a fini par former une corne

Il voyage dans le monde entier
Sa valise de clarinettes ne le quitte jamais
Il en a neufs et les maîtrises toutes
Il joue pour l’orchestre philharmonique de Berlin
Il rentre en France une ou deux fois par an,
Pour voir ses parents et les peu d’amis du conservatoire

Une vie de travail, une vie de jeux, sans famille, sans amis c’est le choix qu’il à fait il y a bien longtemps, et malgré sa renommé, il se demande encore ce qu’il ferait s’il n’y avait pas eu ce choix et qui il serait sans ses clarinettes…

Pourtant s’il devait recommencer il ne changerait rien
Parce que c’est sa vie, et qu’il n’en a pas connu d’autre
Son équilibre il l’a trouvé, il est bien comme ça

Alors tout à l’heure quand il prendra sa place de premier pupitre
Il aura oublié ses pensées sur son enfance
Parce que qu’elle que soit l’enfance qu’il a eu ou pas eu
C’est cette enfance là qui a conditionné sa vie d’adulte, avec l’équilibre qui en ressort
Et que ce qu’il est devenu, c’est lui, tout à fait lui : un personnage inestimable.

Comme nous tous…



Il est l'heure

Il est l’heure d’y aller
Le travail t’attend lève toi
Comme tous les matins
Il a du mal à se lever

Les yeux presque collé
Il se lève, baille, s’étire
Et sous des mots d’amour qui pousse
S’habille, se prépare

Petit déjeuner de prince
Pas un mot le matin
Petite cuillère à droite, tasse à gauche
Surtout pas de couteaux, toujours la même place

Et la chaise rangé sous la table
Sinon il ne s‘assira pas
Rythme ou rituel il y tient dur comme fer
Sinon ça va barder,

Il est le seul fils de la famille
Il n’y en à pas deux comme lui
Il se présente facilement
A qui veux bien l’entendre

Une fois deux fois mille fois
Il ne se lasse pas de se présenter
Et possède deux trois phrases comme ça
Qu’il maîtrise si bien et qui lui sert pour tout dialogue

Il a souvent les yeux remplie d’expression mélangée
Où seul un spécialisé ou ses parents y lisent des sentiments
Il se balance souvent d’avant en arrière, le rythme régulier de sa vie
Il se mord les doigts, secoue sa main, et bave tres tres souvent

Il aime écouter de la musique, le chocolat, et les câlins
Quoique l’on pense il est toujours là
Et sans jamais rien demander, il attend souvent
Et se fait encore appeler l’enfant même à 24 ans

Son corps vie les étapes de sont âges
Lui se fout complètement de l’âge que dictent des soit disant sages
Ses désirs se cache des fois sous des traitements
Mais il parait qu’il joue quand même avec, l’affreux

Il avance ainsi à petit pas
Des petits pas pour nous seulement
Mais nous savons bien qu’il na pas le temps
Et que bientôt il sera sans parents

Alors c’est pour ton bien, tu le sais
Que demain tu ira vivre dans cette établissement spécialisé
Loin de chez toi, et alors
Et même si tu ne comprends rien, mon petit

Ainsi va la vie…. même la tienne…


du net

Le jour est plein d'étoiles


Le jour est plein d’étoiles
Les étoiles sont toutes ensoleillées
Les soleils se font voir le jour et la nuit
Les nuits sont pleines de lunes
Les lunes éclairent les nuits
Mais rigoles le jours
Petit pas de l’homme

Le satellite tourne autour
La comète jette des poussières
Les nébuleuses nous taquines
L’univers grandit encore
Un décalage se fait vers le rouge
Et le big, bang
Un grand pas pour l’humanité

Une particule élémentaire est saisissante
Le temps de Planck construit son mur
Un proton s‘amourache d’un neutron
Les noyaux atomiques s’en réjouissent
Et l’attraction gravitationnelle joue la fée
L’univers souffle ses 18 milliards d’année
Petit pas pour l’homme

Nuages de poussières qui chatouillent
Nuages de gaz qui amuse, c’est presque hilarant
Etoiles éteintes que l’on rallume d’une image
Trous noir qui nous parle et nous soule
Nébuleuse qui berce les nuits stellaire
Et 9 planètes qui tournent sur elle même
Petit pas pour l’humanité

La voie lactée est une galaxie spirale, tient donc
L’amas de la vierge reste le refuge des petites galaxies tristes
Et les mots des poètes s’envolent dans l’immensité
Et reviennent dans nos cœurs tristes et heureux
Car l’homme est tout à la fois, petit neutrinos qui se prend pour le créateur

Reste les histoires des conteurs
Reste les petits pas d’homme dans ce monde terrestre
Reste l’humanité inconditionnelle
Reste l’espoir en abîme…



LUI

Il chercha longtemps comment faire
Il chercha longtemps une solution

Il était grand il était beau il était de ses types que les filles regardent avec envient
Il ne se souvient plus exactement quand cela avait commencé,
Il se souvient juste des mots, des remarques, des regards,
Il chercha longtemps un pourquoi, une cause, une bonne raison
Il ne trouva jamais

Un mal c’était installé et avait commencé à le ronger de l’intérieur
Lui prenant petit à petit tous les repères de sa vie
Il chercha longtemps comment faire
Il chercha à s’en sortir
L’important ne l’était plus

Il avait un travail intéressant
Une maison agréable, qu’il avait imaginé tout seul
Il jouait de la musique, peignait des tableaux
Il faisait le ménage, savait cuisiner
Il repassait, faisait sa lessive
Organisait sa vie, n’était pas à découvert
Il était responsable, adorait l’humour
Il était demandé par beaucoup pour son agréable compagnie
Il était franc et volontaire, utilisant toujours un mot gentil
Il pensait aux autres et était généreux
Il était des ses types que les entreprises payait chère pour ses compétences

Mais il n’en pouvait plus, il était arrivé au bout
Ce fameux jour il pris une feuille, il pris un crayon
Ecrivit quelques phrases sans les corriger
Posa sa feuille, alluma la musique
Dalida chantait comme d’habitude le volume à fond
Il pensa ne plus avoir le choix
Il crue que plus rien n’avait d’importance,
Sans goût sans envie, il se sentait vide de tout
Alors, il fit un ultime geste, pour tout arrêter

Et il se donna la mort….

Plus personne maintenant ne le critiquera plus
Plus personne n’évoquera sa manière de vivre
Plus personne ne rigolera en parlant de lui
Plus personne ne le traitera plus de « Sale Pédé »

du net

du net

Il était le premier réveillé

Il était le premier réveillé
Il attendait sur la table, la nuit était finie depuis peu….
Il guettait l’escalier
Une lumière s’allumât à l’étage…
Quelqu’un était réveillé

C’est bientôt l’heure les gars…

Le placard de la cuisine gémi
Le robinet laissa tomber une larme
Et la porte fier et encore droite craqua des mécaniques
Silence dans la maison silence sur la maison
Le calme était de rigueur, personne ne bougeait
Tous serraient les dents, figer par la peur, la crainte
Le monde extérieur semblait compatir car dans un périmètre tout autour un drôle de silence régnait, lourd et tendu, l’air obligeait même le vent à faire un détour…
Qui brisera t’il aujourd’hui ?

C’est bientôt l’heure les gars…

Il en avait vu plus qu’il ne pouvait le supporter depuis qu’il est arrivé dans cette famille
Secouer régulièrement il finissait toujours par être enlacer avec ferveur
Il aimait être tenue entre deux mains, il aimait faire briller les yeux du maître
Mais il détestait tomber au sol et croiser le regard paniqué de petit homme prostré sous la table.
Il détestait les crie de cette femme et plus encore de l’entendre pleurer et pleurer… et pleurer. Pourtant lui n’avait rien à craindre pour l’instant le petit Briquet Bic était de ceux que le maître aimait et choyait.

C’est l’heure les gars…

Le grand Maître descendit l’escalier, le frottement singulier de ses savates sur le sol faisait frémir la maison…
Sans mot, Le grand maître se prépara un petit déjeuner, café au lait et…café au lait…c’était un bon jour, pas de verre de vin avant le café, pas encore de gros mots. Il pris doucement petit Briquet Bic et s’alluma une cigarette. La cafetière clapota nerveusement de joie, et le sourire de la boite de sucre cabossé amusa une seconde la vieille table de la cuisine.

Ca va être pour nous les gars …

Habituer des secondes de répit, du calme avant la tempête, petit Briquet Bic craignait de finir contre le mur tout comme chacun de la maison. Chaque murs en gardes des traces et des coulures qui ne semble déranger personnes, lourdes images de scènes de violences, assiettes, verres, tasses et tout objets finissait souvent la tête première contre un des murs, fracassé pour toujours… la pendule du salon revenait souvent en arrière et entendait de nouveau les cris régulier du temps passé de la dernière guerre.

Ya un truc bizarre les gars…

Petit Briquet Bic interrogea l’assistance, drôle d’ambiance, moins de tension, pas de crie, c’est pas habituel, car le maître est alcoolique, violent, il frappe toutes sa famille et tout ce qui tombe sur sa main, sans aucune retenue.

La bouteille de vin trouva la réponse…de sa hauteur elle pu lire une brochure, posé sur la table : aide au alcoolique, soutien, accompagnement.

Petit Briquet Bic eu comme une étincelle dans les yeux…les choses allait peut être changer…peut être…

du net

du net

C'est aujourd'hui

Aujourd’hui, c’est aujourd’hui qu’il faut y aller

Cette petite phrase, voilà des mois qu’il y pensait, qu’il l’entendait résonner dans sa tête, qu’il appréhendait ce moment ou elle serait enfin prononcée.
Non il ne voulait pas y croire, pourtant c’était bien le jour.
Il rassembla ses affaires, les rangeas.
Un dernier coup d’œil sur la chambre, le couloir,
Le voilà en bas de l’escalier.
La maison lui trouva un air fatigué…
Voilà bien longtemps qu’il n’avait pas dormis comme l’enfant qu’il était…
Ca fait trop longtemps à son goût
Un léger bruit dans la cuisine le fit sursauter
C’était la cafetière, avec son café qui coule en se prenant pour des cailloux
S’il avait entendu ce son des milliers de fois, ce n’est qu’aujourd’hui qu’il y fit attention
L’horloge du salon se mit elle aussi à faire du bruit…presque délicieux
Les conduites d’eau du chauffage grinçaient, aimablement
Un volet cogna, il ne fallait pas l’oublier,
La chaudière ronfla, le parquet craqua…
Toute la maison se mis à parler, parler, parler…
« C’est aujourd’hui qu’il faut y aller » dit il soudainement à tout le monde
Le silence n’avait jamais été aussi bruyant.
Une voiture s’arrêta devant la porte quelqu’un s’approcha de la maison.
Une femme, belle, agréable, souriante, se tenait devant lui, l’air gêné
Mais comment elle est rentrée ?
Elle se mit à parlé, comme la maison, des mots des mots, il avait du mal à comprendre ce qui ce passais et reconnu dans le discours de cette femme un : « c’est aujourd’hui… »
Ha oui, c’est aujourd’hui qu’il faut y aller répéta-t- il
« Mais qui êtes vous ? » finit il par dire à cette étrangère.
« C’est moi, Josie, je suis ta fille Papa » Elle avait les yeux rouges. Elle ressemblait à un ange, elle avait cette maladresse des gens qui vous veulent du bien. « Ma fille ? »
C’est aujourd’hui qu’il devait y aller, las bas, de l’autre coté. Hors les murs…
Il se retourna une dernière fois…sur la maison, emportant son image, un merci sortie faiblement de sa bouche, remplie de gratitude…
Toute la maison lui répondit en cœur…
Il avait peur mais la présence de cet ange, cette femme, sa fille le réchauffa un peu.
C’est elle qui ferma la porte à clef, c’est elle qui semblais s’occupé de tout, il la suivie comme l’enfant qu’il était et, est partie, aujourd’hui….


Si vous cherchez ce personnage pour lui raconter des histoires de cafetière, de volet, ou de parquet, ou de bien d’autres choses encore ne cherchez plus,… mais si vous cherchez simple ment ce personnage et bien sachez qu’il est tout prêt de chez vous…
Il a quitté un jour sa petite maison pour une plus grande, une Maison de retraite disent certains. Franchissez la porte d’entrée, allez y et vous le verrez ce personnage, avec cet air particulier de l’enfant qu’il était…et en regardant bien, je suis presque sur que vous verrez également Josie, assise à coté de lui, belle, agréable, souriante. Tel un ange, son ange à lui…

Il tomba fortement

Il tomba fortement sur le sol Ses genoux prirent une fois de plus un coup Il était à terre Il essaya de se relevé mais ne pu le faire qu’avec l’aide d’un de ses compagnons Il continua à marcher portant sa lourde charge : lui
Le silence de sa tête était inimaginable De plus en plus, il ne pensait plus, il n’avait plus cette voix en lui Il était presque mort Cela faisait 22 mois qu’il était là Il ne reconnaissait plus personnes Il était arrivé là parce qu’il jouait de la musique Non, parce qu’il habitait un mauvais quartier Ou parce qu’il avait été dénoncer Ou plutôt, juste pour son Nom Il ne le sait plus et d’ailleurs cela lui fut très vite égal Il était là, Il pensait, au début, à la faute qu’il portait Il cherchait, au début, ses erreurs Mais très vite il ne devait plus penser à cela Il devait juste ne plus penser Et tenir Pour vivre, juste tenir Juste vivre Enfermer comme il n’aurait jamais pu l’imaginer, Il perdait petit à petit tout repère Tout ce qui fut partie des fondements de son humanité Qu’est ce donc d’être humain si un semblable vous fait subir cela ? Il devait tenir Juste tenir Pour juste vivre Il est mort le jour ou ses pieds foulèrent le seuil de ce camp Il est mort il y a longtemps Aujourd’hui il a changé de nom, de pays, de vie…
Il ne joue plus de musique, il tient encore…

Alors en regardant les informations devant ce poste de télévision, avec ses camarades, ceux qui attendent comme lui un jours J, il ne peut s’empêcher de trouver la vie injuste, une fois de plus. Des hommes aujourd’hui disent que cela n’a jamais existé, des humains comme lui…

J’imagine que lorsque son ange se présentera devant lui il le serrera dans ses bras, il le prendra fort et ne pensera plus qu’à une chose : le tenir juste le tenir…pour qu’il l’emmène vite, sans souffrance…ô mon Dieu, pour ne plus penser…

La vie lui doit peut être cela….


En mémoire de ses enfants, de ses femmes, de ses hommes qui sont passés là-bas, même pas une journée pour certains….

Les mains posent

Que ce soit en règle générale ou en particulier que ce soit dans la vie de tous les jours, le quotidien ou dans les moments difficiles, nos mains parlent, posent et se laissent dévoiler, nous dévoilent, elles s’expriment bougent affirment et expliquent. Des fois elles saisissent, manipulent prennent et tiennent, pour d’autres elles frôlent caressent et massent, elles savent appliquer, poser, pincer, pétrir, mais quoiqu’elles fassent elles touchent, notre œil, nos corps, nos esprits. A travers une main c’est toute une histoire qui se dessine. Main calleuse du travail de force, main légère de l’esprit qui se couche sur papier, main donnant toute la mesure du quotidien. Belle, trapue, avec bourrelet ou fine. Parée de bijoux, ou nue comme une main, elle reste le prolongement de ce qui fait nous…et touche, oui touche tout ce qui peut l’être. Doucement ou fortement, avec hésitation ou empressement nos mains nous ressemblent.


Les mains d’un père sont protectrices, les mains d’une mère, rassurantes, les mains de celui ci taquines, les mains de celui là font mal, les mains se donnent, se retirent, et se serrent. Les mains vivent des vies de mains, simples, touchantes. La main du docteur examine, la main de l’infirmière soigne, la main de l’orthophoniste parle, la main de l’éducateur accompagne, la main de l’aumônier est ouverte, la main du comptable compte, la main de la secrétaire danse sur le clavier, et la main du directeur montre le lointain, celle du stagiaire tremble comme celle de l’arrière grand père, la main du jeune hésite et celle du professeur explique, la main de la femme de ménage s’abîme, celle du cuisinier se brûle, la main de l’amoureux en attrape une autre, et j’en passe des mains et des meilleures. Car la main est aussi charitable, certains ont la main comme d’autres la passent ou se font la main. Verte ou blanche quelle soit première où seconde la main nous est courante.


Alors il nous reste à en prendre soin, doucement, malgré le temps qui passe malgré les rides, malgré les cicatrices. Oui n’oublions pas qu’une main c’est comme un peu de nous et que si l’on veut vraiment avoir la main, il suffit peut être d’en prendre soin, le reste c’est une histoire de mains…

Le mal blanc

Elle courait du soir au matin
Elle se trouvait là, puis ici
Tel un courant d’air elle n’arrêtait pas
Elle recevait des ordres de l’un, puis d’un autre, même si elle avait un seul chef
Les remarques fusaient des fois, piquantes, coupantes,
Et pourtant elle était là

Elle appliquait des procédures, apprenait des gestes,
Elle donnait encore
Tel un puit sans fond
Elle donnait et se donnait aussi, elle aimait sont métier
Les moments pénibles, durs, stressant n’était pas rares
Et pourtant elle était encore là

Elle voulait aider, se rendre utile
Faire de sa vie une vie pour les autres
Elle avait juste oublié que la vie ne se donne pas comme çà
Qu’il faut en prendre soins pour cela
Alors de plus en plus elle pleurait dans sont lit
Alors de plus en plus elle refermait sont visage perdait le sourire
Et pourtant elle était toujours là

Elle ouvrit un jour la collection hippocratique
Et se replongea dans cette lecture d’un autre age
Elle tomba sur : Primum non noncere
Elle était là, devant ces mots si justes, comme une évidence
Et décida de se l’appliquer à elle même…

Elle reprit le combat de l’ange blanc avec plus de panache
Pris du recul, s’occupa d’elle,
Elle prit soin de sa propre personne, celle de l’intérieur
Et retrouva un sourire, puis deux…
Elle était de nouveaux là, radieuse
Elle était là, parmi toutes ses blouses et pyjamas blancs, bleus, verts
Là, à l’hôpital
Là ou paradoxalement elle se sent le mieux