un carton

C’est l’histoire d’un carton
Un tout petit carton
Il a été appelé pour un déménagement
Un rapprochement d’amoureux avait-il comprit
Tout excité de servir enfin
De pouvoir partir comme les gros qui rigolent tout le temps
Il trépignait,
Petit carton se prépara comme un grand
Il avait mis son plus jolie scotch, avait plié correctement ses rabats
Et avait révisé les premiers gestes en cas de chute
Il souriait bêtement et trouva maintenant le temps longs
Il se prenait pour un grand, un de ceux qui portent des livres
Se voyait remplis à ras bord
Imaginais les mains des hommes le passer l’un à l’autre
Petit carton se croyait fort
Il en voulait…
Mais il allait déchanter, lui qui voulait être utile, servir coute que coute
Et plier sous la charge
Il ne comprit pas pourquoi il était mis de coté la sur cette table
Il se fâcha de voir tous ces cartons s’empiler encore et encore
Il y en avait partout, des moyens, des hauts, des grands de toutes tailles
Des qui rigolait comme des gros et se moquait de lui
Et lui, il attendait encore
Il ne saisit pas ce qu’il faisait là
Et il se mit à avoir peur d’être oublié
Petit carton c’est mis à avoir le blues
Et d’un coup il se sentie soulevé
Enfin il allait servir
Doucement on lui donna une autre boite
Elle fut calée comme si c’était un trésor
« N’importe quoi » pensa t il
Même si cette boite est très belle pourquoi doit-il l’emballer ?
Il fut manipulé comme s’il était très important, lui aussi
Trouva cela très agréable
Il saisi a cet instant cette dimension spécial qu’on lui donnait
Le dernier carton parce que le plus précieux,
Mais bien sur
Il comprit que cette boite que l’on chouchoutait
Cette si jolie et charmante boite
Que l’on calait avec soins, n’était autre qu’un écrin
Une des plus belles raison d’un déménagement
Il sourit
Sentie sa fierté monté
Et laissa passer un petit rire qui amusa tout les cartons
Et fit rougir l’écrin
Il venait de trouvé son Bonheur….

Une belle chose

Huit heures qu’il était là
Huit heures sans bouger
Il n’avait jamais pensé en être arrivée là, aussi loin
Lui qui était toujours sûr de lui, responsable de ses actes
A l’image d’un roc que peu de choses sinon rien ne pouvait ébranler
Il avait plein de convictions plein de principes
Mais là, doucement, les choses n’étaient plus si exactes
Le paysage magnifique s’étendait sous ses pieds il aurait pu se sentir comme Dieu au dessus du monde ce n’était pourtant pas ce qu’il ressentait.
Mais pourquoi avait il prit à gauche ?
Pourquoi ne pas avoir suivie le sentier ?
Ce n’était pas un Sens interdit alors il s’était autorisé à sortir de la piste avide d’une bonne vue
Pour lui, juste pour lui, n’écoutant que ses envies de l’instant présent.
Il commençait à croire que certaines choses devaient se produire comme une évidence
Un pas, un seul pas à fallu à tout changer : un équilibre pourtant incontestable jusque là
Et il a glissé
Un choix, un simple choix qu’il avait fait en toute connaissance de cause
Et ce fut la chute, pourtant improbable
Une chute importante, grave, à plus de plusieurs mètres vers se vide qui lui apparu comme sans fond

Et cette corniche providentielle entendit se crie d’homme tombant et lui offrit un morceau de rocher comme simple secours
Provoquant inévitablement un choc d’une grande violence laissant sans connaissances cet homme trop sur de lui
Le soleil s’en amusa et fit disparaitre la moindre trace d’ombre rendant la corniche chaude et rose
Tout le monde lui en voulait, la chaleur devint vite écrasante
Il gisait là par terre, seul, sans comprendre ce qui lui arrivait
Et doucement sont sang se mit à couler, puis survint une extrême douleur dans toute la jambe droite, et sa cuisse se mis à gonfler, et a gonfler encore.
Pris de panique, il se mit à crier, à hurler à l’aide
Rien, personne, aucune réponse ne lui parvint
Il finit par tourner de l’œil et perdit connaissance

A sont réveil le sang avait cessé de couler, mais il ne pouvait se lever ni bouger
La peur d’y rester, une mort bête et stupide
La peur de finir oublié perdu, seul, tout seul

Doucement la douleur lancinante devenait insupportable,
Mais pourquoi avoir prit à gauche, et pourquoi s’être extasié devant se paysage magnifique
Allongé par terre son tee shirt noué autour de sont fémur apparent, il était prisonnier sur cette corniche à plusieurs mètres d’altitude, prisonnier de ses craintes d’y rester, de sa peur de n’avoir pas fait les bons choix dans sa vie.
Car là, incapable de s’en sortir, immobile, il ne faisait qu’une chose : penser
A ses amis, sa famille, ses gouts, ses préférences, ses réflexions, ses choix, ses amours
Tout absolument tout était comme broyé par une raison déraisonnante
Celle d’une terrible remise en cause

Il avait perdu beaucoup de sang, il ne savait pas s’il allait s’en sortir
La douleur apparaissait terrible frappant sournoisement et le faisait souffrir, et disparaissait d’un coup par moment
Il n’avait bien sur prévenue personne de son parcours, « pourquoi faire ? » N’avait pas prit son téléphone portable, « inutile », et n’avait pas signalé son intention de se balader seul sur des hauteurs que le commun des mortels emprunte avec un guide.
Il n’avait pas pris en compte le fait qu’il n’était pas tous seul, de toute sa vie il n’avait jamais vue ce monde autour de lui, tous ces gens, et maintenant il voudrait bien que le monde le voie, l’aide, le sauve….

Il voudrait maintenant revenir en arrière, ne jamais avoir été imbu de sa personne, être loin de l’égoïsme qui le caractérise, de cette prétention qui lui colle à la peau,
Il voudrait vivre, oui vivre….et il se mit à prier le ciel, que quelqu’un vienne, par pitié….

Il jura même qu’il changera de vie si…

La lumière l’aveugla et il pensa que c’était la fin, il avait terriblement chaud, il ne sentait plus rien, et le bruit d’un rideau le fit sursauter !
Un rideau ?
Une infirmière venait de fermer le rideau, pour cacher le soleil
Il réalisa qu’il était en vie, quelqu’un quelque part l’avait entendu
Une larme coula sur sa joue, une première larme de sa toute nouvelle vie
Car il fit un choix de plus, un simple choix, celui de changer de vie
Et de faire en sorte quelle devienne, quoiqu’il arrive : une belle chose...


Du net

Sans Fins

Il est des fois des histoires
Douces, belles…
Il est des fois des histoires
Affreuses, incroyables, sordide…
Il est des fois des histoires
Sans queue ni tête, à l’envers, ou avec code, indéchiffrable…
Il est des fois des histoires de gens, de nous,
Touchants, proches, simple…
Il est des fois des mots, des phrases, des paragraphes…
Des morceaux de vies,
Il est une fois, nous, vous…
Plusieurs fois…

Il était une fois une histoire
De cents écrivains internautes sur un seul morceau de leur site
Gribouillant, raturant, écrivant, livrant des tranches et des tranches de vie
Virtuel, réel…
Des fois en mille morceaux,
Des fois en entier, comme leurs auteurs…

Il était une fois, encore et encore, éternellement…
Il était une fois…
Il était…

perceuse ?


passage


il me sied

Le réveil sonna

Le réveil sonna une fois de plus
Il était l’heure
Chaque matin la même histoire
Se lever sans faire de bruit pour ne pas la réveiller
Pour ne pas les réveiller
Chaque matin le même train-train
Se laver sans perdre de temps, se raser s’il le faut, s’habiller

En une demie heure il est prêt, comme toujours
Sont café dans la tasse il boit en silence, comme toujours
Trois sucre et pas un de plus, et pas un de moins
Un croissant industriel
Et déjà il pense à ce qu’il va faire
Chaque matin de chaque jour se ressemble,
Il en oublis des fois le jour qu’il est

Chaque matin pour lui est encore la nuit pour d’autres
Ce silence exceptionnel, tout semble vivre au ralenti
Cet étrange son de la nuit, il entend plus loin qu’il ne pourrait le faire en plein jour
Voilà maintenant 30 années qu’il faisait cela
Voilà maintenant 30 année de matin qu’elle c’était installé
C’est une histoire qui roule, un rituel d’aménager, d’ancrer
La routine
Telle est le nom que bien des spécialiste lui donne
La terrible routine que tous dénonce, mais que lui chérie
Lui et tous ses collègues de l’usine, de la « 512 »
Cette routine qui le protège, et l’aide à tenir

Il n’auras connu aucun levé des ses enfants
Il ne saura pas ce que c’est que de prendre son café en famille
Il ne se doute même pas que de quitter ses enfants à l’école peut être si bon
Il ne connaît pas le stress des matins retard, le sentiment d’oublier un truc
Le partage de la salle de bains,

La routine, un mot qui sonne comme des vacances,
Sur le rythme de sa vie, amusant
Elle l’a amener loin dans sa vie
Il lui doit ses 30 année de salaire, sa maison, son équilibre
Il lui doit ce qu’il a construit penses t il
Il lui doit d’avoir tenue sur cette chaîne, de nuit toujours
Il n’aura jamais autant été fidèle, qu’avec sa routine
Sans jamais l’ombre d’un doute

Pourtant demain sera peut être différent
Réduction de personnel, coupe de budget, restructuration, évolution des postes
Des termes loin, très loin de sa petite routine à lui
Des termes qu’il ne peut comprendre, qu’il ne veut entendre
Et qui le font craindre et avoir peur pour l’avenir

Alors demain sera certainement différents pour lui
Car pour se protéger encore et encore il fera un choix
Désormais, dans sa routine, il inclura une incertitude
Sur son avenir, sa place dans la boite, sans vouloir y croire
Et espérera qu’il passera à travers,
Et que sa routine ne sera jamais touchée,
Pourvu qu’elle ne le soit jamais,
Non, jamais….

Le Poids

La nuit était tombée depuis longtemps
Il était prêt, Il attendait
Personne, toujours personne
Il regarda la lune, elle le fixait, vive
Il avait un mauvais pressentiment
Soudain, l’équipe de protégés sortis des bois,

Du retard, des soucis sur la route, bon
- Mais, vous êtes plus que prévue
- 9 je n’ais que 9 places, vous êtes 15
- Bon sang…

Il réfléchit a toutes allure, ça n’ira pas pensa t il
Il avait dit 9, ça colle pas on est trop
On n’y arrivera jamais, c’est trop lourd

Il fit embarquer tout le monde, vite il fallait faire vite
Pas questions d’en laisser derrière nous
Les pieds dans l’eau il poussa l’embarcation, sauta, et pris les manœuvres
L’embarcation allait coulé, ne pas s’affolé, essayer.

Avec du mal, très doucement ils avançaient
Pas assez vite, ce n’est pas assez vite
Un lueur apparue aux lointains, et se fit menaçante
Ils arrivent, ils viennent !
Vite vite, allez plus vite !
Quel poids

Les protégés, commencèrent à avoir peur
Le mal approchait et l’on entendait déjà les cris
Le poids était vraiment trop important

Un navire tout feux éteints sortis du chenal
Qu’est ce que c’est ?
Tous tremblaient, Il semblait se diriger vers eux
Le passeur, se démenait, observant et calculant chaque moment de la situation
Anticipe, bon sang, anticipe pensait il !
On va être pris entre deux feux !
Vite vite !

Le navire les percuta légèrement, il allait trop vite
Le passeur l’arme à la main allait bondir
Sauver le plus de monde possible
Un homme se pencha en jetant une échelle
Bon sang, c’est un passeur de là-bas de l’autre coté
- Vite monter !

Le mal continua sont approche par l’arrière
Une femme, un enfant, une femme, un enfant,
Les hommes maintenant…
Le dernier allait monter quand le navire du mal emboutit la petite barque
Le passeur eu juste le temps de saisir le dernier jeune homme par la main, la barque coula…
Accroché à l’échelle de corde il tenait un homme d’une seule main
Le mal attaqua
Le passeur dans l’action, laissa s’échapper le dernier protéger qui tomba à l’eau
Il se tourna vers le haut du navire,
Un des autres passeurs le regardait et acquiesça
Aussitôt il plongea dans la direction du trou dans l’eau,

Ce fut les dernières images que le groupe eu de ce passeur…
Le navire réussie à semer l’ennemie
Et tous sauf un réussir à passer
Bien des années après, certains on recherché des traces du passeur, du jeune homme
Ce dernier avait été pris par le mal mais ne succombât pas
Il fonda plus tard une jolie famille, dont la descendance aujourd’hui témoigne encore

Le passeur quand a lui ne revint jamais sur ces rives
Il avait plongé sans hésiter mais vivait avec un poids
Celui de ce jeune homme, lâché…
Tous sauf un
Ils était 15, il en avait sauver 14
Ils étaient trop lourds
Il gardera à jamais le poids de cette perte, un homme…
Mais continua à faire passer, sans relâche,

Si il y a des jours ou le poids de nos actes semble trop lourd il y a aussi des jours où l’on arrive à sauver du monde qu’importe le nombre, seul l’acte compte.

C’est ce que lui diront ses pairs, c’est à partir de cela qu’il continuera à travailler, tel un passeur, dans l’ombre, portant ce fardeau dans un coin, sans jamais savoir qu’en fait nul homme ne fut perdu ce jours là, et qu’il ne devrait pas porter ce poids…

L’histoire est souvent trompeuse, elle diffère suivant les points de vue, il y a donc autant d’histoire que de vérité….qui sais

Du net

Du net

Du net

Le jeu

Il était encore tous jeune
Il avait à peine 5 ans quand cela commença
L’âge du jeu
On lui donna un choix
Un simple choix qui allait façonner sa vie entière

Naïf, décidé à faire plaisir
Il joua le jeu
Ne comprenant pas la lourdeur d’un tel acte
Il eu du mal à choisir
Et se décida sans conviction

Un choix épidermique
Un choix rapide
Un choix poussé par des adultes
Pour son bien …
Il le fit pourtant, à 5 ans

Et pendant toute son enfance
Pendant tous ses temps libres
Ses vacances, ses week-ends
Avant de faire quoique ce soit
Il s’entraînait, il jouait le jeu

L’apprentissage n’est pas toujours facile
Mais la technique apporte la maîtrise
Et sans maîtrise pas d’expression disent tous ses professeurs
Et lui, il voulait juste jouer,
Il se plia, comme toujours,

Ils disent de lui qu’il est doué
Ils disent de lui qu’il ira loin
Ils espèrent qu’il ira haut
Lui, il doute d’être différent, ne le veux pas
Mais joue le jeu,

Pour cela, à cause de son choix
Il ne connut pas le goût des amis
Il n’accéda pas aux partages des bons copains
Il eu une enfance faussé
Mais a développé un formidable jeu

Mille fois il voulu arrêter
Mille fois il céda sous la pression
Est ce vraiment sa destinée ?
Crises après crises cela finissait toujours pareil
Il se remettait à jouer

Il lui arrive encore aujourd’hui d’avaler du sang
Jouer avec des gerçures n’arrange rien
Il ne quitte jamais son tube de crème pour ses doigts,
Et frotte sans cesse sont pouce à la jonction des deux phalanges
La ou la peau a fini par former une corne

Il voyage dans le monde entier
Sa valise de clarinettes ne le quitte jamais
Il en a neufs et les maîtrises toutes
Il joue pour l’orchestre philharmonique de Berlin
Il rentre en France une ou deux fois par an,
Pour voir ses parents et les peu d’amis du conservatoire

Une vie de travail, une vie de jeux, sans famille, sans amis c’est le choix qu’il à fait il y a bien longtemps, et malgré sa renommé, il se demande encore ce qu’il ferait s’il n’y avait pas eu ce choix et qui il serait sans ses clarinettes…

Pourtant s’il devait recommencer il ne changerait rien
Parce que c’est sa vie, et qu’il n’en a pas connu d’autre
Son équilibre il l’a trouvé, il est bien comme ça

Alors tout à l’heure quand il prendra sa place de premier pupitre
Il aura oublié ses pensées sur son enfance
Parce que qu’elle que soit l’enfance qu’il a eu ou pas eu
C’est cette enfance là qui a conditionné sa vie d’adulte, avec l’équilibre qui en ressort
Et que ce qu’il est devenu, c’est lui, tout à fait lui : un personnage inestimable.

Comme nous tous…



Il est l'heure

Il est l’heure d’y aller
Le travail t’attend lève toi
Comme tous les matins
Il a du mal à se lever

Les yeux presque collé
Il se lève, baille, s’étire
Et sous des mots d’amour qui pousse
S’habille, se prépare

Petit déjeuner de prince
Pas un mot le matin
Petite cuillère à droite, tasse à gauche
Surtout pas de couteaux, toujours la même place

Et la chaise rangé sous la table
Sinon il ne s‘assira pas
Rythme ou rituel il y tient dur comme fer
Sinon ça va barder,

Il est le seul fils de la famille
Il n’y en à pas deux comme lui
Il se présente facilement
A qui veux bien l’entendre

Une fois deux fois mille fois
Il ne se lasse pas de se présenter
Et possède deux trois phrases comme ça
Qu’il maîtrise si bien et qui lui sert pour tout dialogue

Il a souvent les yeux remplie d’expression mélangée
Où seul un spécialisé ou ses parents y lisent des sentiments
Il se balance souvent d’avant en arrière, le rythme régulier de sa vie
Il se mord les doigts, secoue sa main, et bave tres tres souvent

Il aime écouter de la musique, le chocolat, et les câlins
Quoique l’on pense il est toujours là
Et sans jamais rien demander, il attend souvent
Et se fait encore appeler l’enfant même à 24 ans

Son corps vie les étapes de sont âges
Lui se fout complètement de l’âge que dictent des soit disant sages
Ses désirs se cache des fois sous des traitements
Mais il parait qu’il joue quand même avec, l’affreux

Il avance ainsi à petit pas
Des petits pas pour nous seulement
Mais nous savons bien qu’il na pas le temps
Et que bientôt il sera sans parents

Alors c’est pour ton bien, tu le sais
Que demain tu ira vivre dans cette établissement spécialisé
Loin de chez toi, et alors
Et même si tu ne comprends rien, mon petit

Ainsi va la vie…. même la tienne…


du net