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Le jeu

Il était encore tous jeune
Il avait à peine 5 ans quand cela commença
L’âge du jeu
On lui donna un choix
Un simple choix qui allait façonner sa vie entière

Naïf, décidé à faire plaisir
Il joua le jeu
Ne comprenant pas la lourdeur d’un tel acte
Il eu du mal à choisir
Et se décida sans conviction

Un choix épidermique
Un choix rapide
Un choix poussé par des adultes
Pour son bien …
Il le fit pourtant, à 5 ans

Et pendant toute son enfance
Pendant tous ses temps libres
Ses vacances, ses week-ends
Avant de faire quoique ce soit
Il s’entraînait, il jouait le jeu

L’apprentissage n’est pas toujours facile
Mais la technique apporte la maîtrise
Et sans maîtrise pas d’expression disent tous ses professeurs
Et lui, il voulait juste jouer,
Il se plia, comme toujours,

Ils disent de lui qu’il est doué
Ils disent de lui qu’il ira loin
Ils espèrent qu’il ira haut
Lui, il doute d’être différent, ne le veux pas
Mais joue le jeu,

Pour cela, à cause de son choix
Il ne connut pas le goût des amis
Il n’accéda pas aux partages des bons copains
Il eu une enfance faussé
Mais a développé un formidable jeu

Mille fois il voulu arrêter
Mille fois il céda sous la pression
Est ce vraiment sa destinée ?
Crises après crises cela finissait toujours pareil
Il se remettait à jouer

Il lui arrive encore aujourd’hui d’avaler du sang
Jouer avec des gerçures n’arrange rien
Il ne quitte jamais son tube de crème pour ses doigts,
Et frotte sans cesse sont pouce à la jonction des deux phalanges
La ou la peau a fini par former une corne

Il voyage dans le monde entier
Sa valise de clarinettes ne le quitte jamais
Il en a neufs et les maîtrises toutes
Il joue pour l’orchestre philharmonique de Berlin
Il rentre en France une ou deux fois par an,
Pour voir ses parents et les peu d’amis du conservatoire

Une vie de travail, une vie de jeux, sans famille, sans amis c’est le choix qu’il à fait il y a bien longtemps, et malgré sa renommé, il se demande encore ce qu’il ferait s’il n’y avait pas eu ce choix et qui il serait sans ses clarinettes…

Pourtant s’il devait recommencer il ne changerait rien
Parce que c’est sa vie, et qu’il n’en a pas connu d’autre
Son équilibre il l’a trouvé, il est bien comme ça

Alors tout à l’heure quand il prendra sa place de premier pupitre
Il aura oublié ses pensées sur son enfance
Parce que qu’elle que soit l’enfance qu’il a eu ou pas eu
C’est cette enfance là qui a conditionné sa vie d’adulte, avec l’équilibre qui en ressort
Et que ce qu’il est devenu, c’est lui, tout à fait lui : un personnage inestimable.

Comme nous tous…



Il est l'heure

Il est l’heure d’y aller
Le travail t’attend lève toi
Comme tous les matins
Il a du mal à se lever

Les yeux presque collé
Il se lève, baille, s’étire
Et sous des mots d’amour qui pousse
S’habille, se prépare

Petit déjeuner de prince
Pas un mot le matin
Petite cuillère à droite, tasse à gauche
Surtout pas de couteaux, toujours la même place

Et la chaise rangé sous la table
Sinon il ne s‘assira pas
Rythme ou rituel il y tient dur comme fer
Sinon ça va barder,

Il est le seul fils de la famille
Il n’y en à pas deux comme lui
Il se présente facilement
A qui veux bien l’entendre

Une fois deux fois mille fois
Il ne se lasse pas de se présenter
Et possède deux trois phrases comme ça
Qu’il maîtrise si bien et qui lui sert pour tout dialogue

Il a souvent les yeux remplie d’expression mélangée
Où seul un spécialisé ou ses parents y lisent des sentiments
Il se balance souvent d’avant en arrière, le rythme régulier de sa vie
Il se mord les doigts, secoue sa main, et bave tres tres souvent

Il aime écouter de la musique, le chocolat, et les câlins
Quoique l’on pense il est toujours là
Et sans jamais rien demander, il attend souvent
Et se fait encore appeler l’enfant même à 24 ans

Son corps vie les étapes de sont âges
Lui se fout complètement de l’âge que dictent des soit disant sages
Ses désirs se cache des fois sous des traitements
Mais il parait qu’il joue quand même avec, l’affreux

Il avance ainsi à petit pas
Des petits pas pour nous seulement
Mais nous savons bien qu’il na pas le temps
Et que bientôt il sera sans parents

Alors c’est pour ton bien, tu le sais
Que demain tu ira vivre dans cette établissement spécialisé
Loin de chez toi, et alors
Et même si tu ne comprends rien, mon petit

Ainsi va la vie…. même la tienne…


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Le jour est plein d'étoiles


Le jour est plein d’étoiles
Les étoiles sont toutes ensoleillées
Les soleils se font voir le jour et la nuit
Les nuits sont pleines de lunes
Les lunes éclairent les nuits
Mais rigoles le jours
Petit pas de l’homme

Le satellite tourne autour
La comète jette des poussières
Les nébuleuses nous taquines
L’univers grandit encore
Un décalage se fait vers le rouge
Et le big, bang
Un grand pas pour l’humanité

Une particule élémentaire est saisissante
Le temps de Planck construit son mur
Un proton s‘amourache d’un neutron
Les noyaux atomiques s’en réjouissent
Et l’attraction gravitationnelle joue la fée
L’univers souffle ses 18 milliards d’année
Petit pas pour l’homme

Nuages de poussières qui chatouillent
Nuages de gaz qui amuse, c’est presque hilarant
Etoiles éteintes que l’on rallume d’une image
Trous noir qui nous parle et nous soule
Nébuleuse qui berce les nuits stellaire
Et 9 planètes qui tournent sur elle même
Petit pas pour l’humanité

La voie lactée est une galaxie spirale, tient donc
L’amas de la vierge reste le refuge des petites galaxies tristes
Et les mots des poètes s’envolent dans l’immensité
Et reviennent dans nos cœurs tristes et heureux
Car l’homme est tout à la fois, petit neutrinos qui se prend pour le créateur

Reste les histoires des conteurs
Reste les petits pas d’homme dans ce monde terrestre
Reste l’humanité inconditionnelle
Reste l’espoir en abîme…



LUI

Il chercha longtemps comment faire
Il chercha longtemps une solution

Il était grand il était beau il était de ses types que les filles regardent avec envient
Il ne se souvient plus exactement quand cela avait commencé,
Il se souvient juste des mots, des remarques, des regards,
Il chercha longtemps un pourquoi, une cause, une bonne raison
Il ne trouva jamais

Un mal c’était installé et avait commencé à le ronger de l’intérieur
Lui prenant petit à petit tous les repères de sa vie
Il chercha longtemps comment faire
Il chercha à s’en sortir
L’important ne l’était plus

Il avait un travail intéressant
Une maison agréable, qu’il avait imaginé tout seul
Il jouait de la musique, peignait des tableaux
Il faisait le ménage, savait cuisiner
Il repassait, faisait sa lessive
Organisait sa vie, n’était pas à découvert
Il était responsable, adorait l’humour
Il était demandé par beaucoup pour son agréable compagnie
Il était franc et volontaire, utilisant toujours un mot gentil
Il pensait aux autres et était généreux
Il était des ses types que les entreprises payait chère pour ses compétences

Mais il n’en pouvait plus, il était arrivé au bout
Ce fameux jour il pris une feuille, il pris un crayon
Ecrivit quelques phrases sans les corriger
Posa sa feuille, alluma la musique
Dalida chantait comme d’habitude le volume à fond
Il pensa ne plus avoir le choix
Il crue que plus rien n’avait d’importance,
Sans goût sans envie, il se sentait vide de tout
Alors, il fit un ultime geste, pour tout arrêter

Et il se donna la mort….

Plus personne maintenant ne le critiquera plus
Plus personne n’évoquera sa manière de vivre
Plus personne ne rigolera en parlant de lui
Plus personne ne le traitera plus de « Sale Pédé »

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Il était le premier réveillé

Il était le premier réveillé
Il attendait sur la table, la nuit était finie depuis peu….
Il guettait l’escalier
Une lumière s’allumât à l’étage…
Quelqu’un était réveillé

C’est bientôt l’heure les gars…

Le placard de la cuisine gémi
Le robinet laissa tomber une larme
Et la porte fier et encore droite craqua des mécaniques
Silence dans la maison silence sur la maison
Le calme était de rigueur, personne ne bougeait
Tous serraient les dents, figer par la peur, la crainte
Le monde extérieur semblait compatir car dans un périmètre tout autour un drôle de silence régnait, lourd et tendu, l’air obligeait même le vent à faire un détour…
Qui brisera t’il aujourd’hui ?

C’est bientôt l’heure les gars…

Il en avait vu plus qu’il ne pouvait le supporter depuis qu’il est arrivé dans cette famille
Secouer régulièrement il finissait toujours par être enlacer avec ferveur
Il aimait être tenue entre deux mains, il aimait faire briller les yeux du maître
Mais il détestait tomber au sol et croiser le regard paniqué de petit homme prostré sous la table.
Il détestait les crie de cette femme et plus encore de l’entendre pleurer et pleurer… et pleurer. Pourtant lui n’avait rien à craindre pour l’instant le petit Briquet Bic était de ceux que le maître aimait et choyait.

C’est l’heure les gars…

Le grand Maître descendit l’escalier, le frottement singulier de ses savates sur le sol faisait frémir la maison…
Sans mot, Le grand maître se prépara un petit déjeuner, café au lait et…café au lait…c’était un bon jour, pas de verre de vin avant le café, pas encore de gros mots. Il pris doucement petit Briquet Bic et s’alluma une cigarette. La cafetière clapota nerveusement de joie, et le sourire de la boite de sucre cabossé amusa une seconde la vieille table de la cuisine.

Ca va être pour nous les gars …

Habituer des secondes de répit, du calme avant la tempête, petit Briquet Bic craignait de finir contre le mur tout comme chacun de la maison. Chaque murs en gardes des traces et des coulures qui ne semble déranger personnes, lourdes images de scènes de violences, assiettes, verres, tasses et tout objets finissait souvent la tête première contre un des murs, fracassé pour toujours… la pendule du salon revenait souvent en arrière et entendait de nouveau les cris régulier du temps passé de la dernière guerre.

Ya un truc bizarre les gars…

Petit Briquet Bic interrogea l’assistance, drôle d’ambiance, moins de tension, pas de crie, c’est pas habituel, car le maître est alcoolique, violent, il frappe toutes sa famille et tout ce qui tombe sur sa main, sans aucune retenue.

La bouteille de vin trouva la réponse…de sa hauteur elle pu lire une brochure, posé sur la table : aide au alcoolique, soutien, accompagnement.

Petit Briquet Bic eu comme une étincelle dans les yeux…les choses allait peut être changer…peut être…

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C'est aujourd'hui

Aujourd’hui, c’est aujourd’hui qu’il faut y aller

Cette petite phrase, voilà des mois qu’il y pensait, qu’il l’entendait résonner dans sa tête, qu’il appréhendait ce moment ou elle serait enfin prononcée.
Non il ne voulait pas y croire, pourtant c’était bien le jour.
Il rassembla ses affaires, les rangeas.
Un dernier coup d’œil sur la chambre, le couloir,
Le voilà en bas de l’escalier.
La maison lui trouva un air fatigué…
Voilà bien longtemps qu’il n’avait pas dormis comme l’enfant qu’il était…
Ca fait trop longtemps à son goût
Un léger bruit dans la cuisine le fit sursauter
C’était la cafetière, avec son café qui coule en se prenant pour des cailloux
S’il avait entendu ce son des milliers de fois, ce n’est qu’aujourd’hui qu’il y fit attention
L’horloge du salon se mit elle aussi à faire du bruit…presque délicieux
Les conduites d’eau du chauffage grinçaient, aimablement
Un volet cogna, il ne fallait pas l’oublier,
La chaudière ronfla, le parquet craqua…
Toute la maison se mis à parler, parler, parler…
« C’est aujourd’hui qu’il faut y aller » dit il soudainement à tout le monde
Le silence n’avait jamais été aussi bruyant.
Une voiture s’arrêta devant la porte quelqu’un s’approcha de la maison.
Une femme, belle, agréable, souriante, se tenait devant lui, l’air gêné
Mais comment elle est rentrée ?
Elle se mit à parlé, comme la maison, des mots des mots, il avait du mal à comprendre ce qui ce passais et reconnu dans le discours de cette femme un : « c’est aujourd’hui… »
Ha oui, c’est aujourd’hui qu’il faut y aller répéta-t- il
« Mais qui êtes vous ? » finit il par dire à cette étrangère.
« C’est moi, Josie, je suis ta fille Papa » Elle avait les yeux rouges. Elle ressemblait à un ange, elle avait cette maladresse des gens qui vous veulent du bien. « Ma fille ? »
C’est aujourd’hui qu’il devait y aller, las bas, de l’autre coté. Hors les murs…
Il se retourna une dernière fois…sur la maison, emportant son image, un merci sortie faiblement de sa bouche, remplie de gratitude…
Toute la maison lui répondit en cœur…
Il avait peur mais la présence de cet ange, cette femme, sa fille le réchauffa un peu.
C’est elle qui ferma la porte à clef, c’est elle qui semblais s’occupé de tout, il la suivie comme l’enfant qu’il était et, est partie, aujourd’hui….


Si vous cherchez ce personnage pour lui raconter des histoires de cafetière, de volet, ou de parquet, ou de bien d’autres choses encore ne cherchez plus,… mais si vous cherchez simple ment ce personnage et bien sachez qu’il est tout prêt de chez vous…
Il a quitté un jour sa petite maison pour une plus grande, une Maison de retraite disent certains. Franchissez la porte d’entrée, allez y et vous le verrez ce personnage, avec cet air particulier de l’enfant qu’il était…et en regardant bien, je suis presque sur que vous verrez également Josie, assise à coté de lui, belle, agréable, souriante. Tel un ange, son ange à lui…